1. « Le chat aux poissons rouges » – Henri Matisse

Henri Matisse (1869-1954), artiste français qui fut le chef de file du fauvisme, un courant artistique figuratif caractérisé par l’utilisation de couleurs vives. Elle représente un chat jaune situé au-dessus d’un bocal à poissons rouges, et qui essaie d’attraper ces derniers avec sa patte. L’œuvre est exposée au Musée Pouchkine à Moscou, en Russie.

 

2. « Chats pour les 53 stations du Tokaido » – Utagawa Kuniyoshi

Utagawa Kuniyoshi, maître japonais de l’estampe sur bois du XIXe siècle, a peint cette version féline des 53 relais du Tokaido, « la route de la mer de l’Est » qui reliait autrefois Edo à Kyoto, revisitant ainsi l’original réalisé quelques années plus tôt par Hiroshige, autre grand artiste nippon. Ici, l’attitude des 55 chats figure des jeux de mots (en japonais) se rapprochant des noms des étapes le long du chemin.

 

3. « Un chat en train de jouer » – Henriëtte Ronner-Knip (1860 – 1878)

Henriëtte Ronner-Knip (1821 – 1909), peintre belgo-néerlandaise, s’était spécialisée dans la peinture animalière. Elle représentait les chats dans un souci du détail remarquable.

 

4. « Marguerite au chat noir » – Henri Matisse

Cette œuvre de 1910 réunit deux amours du peintre français : sa fille, Marguerite, et les chats. Si la première fit l’objet d’une trentaine de portraits, les seconds sont rarement brossés dans ses toiles ; ils n’en étaient pas moins présents dans son quotidien. Ses trois félins, baptisés La Puce, Minouche et Coussi, apparaissent d’ailleurs roulés en boule aux pieds de l’artiste sur les photos où celui-ci, contraint par la maladie à la fin de sa vie, travaillait depuis son lit.

 

5. « Le Déjeuner du chat » – Marguerite Gérard

Marguérite Gérard (1761 – 1837), peintre française, peignait principalement des portraits intimistes et des scènes de genre. Ce tableau est exposé au musée Fragonard de l’Ecole vétérinaire de Maisons-Alfort

 

6. « Le Chat » – Alberto Giacometti

« Ce chat venait vers moi, je le voyais de face. Un chat est étroit, il passe entre deux objets aussi rapprochés », racontait le sculpteur et peintre suisse, en mimant de ses mains un espace de quelques centimètres. Et c’est ainsi qu’est née cette célèbre sculpture, représentant le chat de son frère, Diego Giacometti. Celle-ci formera un binôme avec Le Chien, réalisé lui aussi en 1951, dont le modèle cette fois est le lévrier afghan de son ami Picasso.

 

7. « Raminou » – Suzanne Valadon (1920)

Suzanne Valadon (1865 – 1938), artiste française, a été la première femme peintre à entrer à la Société Nationale des Beaux-arts en 1894. Elle était fascinée par les chats, son préféré Raminou ayant fait l’objet de plusieurs de ses tableaux.

 

8. « Chat-Mobile » – Alexander Calder

Une œuvre d’art peut-elle bouger en réponse à son environnement physique ? Pour explorer cette question, le peintre et sculpteur américain Alexander Calder a réalisé de nombreux mobiles comme celui-ci (en 1966), dont la tête bouge au moindre courant d’air. Et pour cause : « Il existe toujours un sentiment de mouvement perpétuel chez les animaux », déclarait l’artiste. Qui ajoutait : « Les chats, soit dit en passant, constituent de splendides modèles. »

 

9. « Femme au chat » – Pablo Picasso (1900)

En 1900, Pablo Picasso a tout juste 19 ans. Il bouillonne de talent, de curiosité et d’une insolence juvénile qui le pousse déjà à tout réinventer. À cette époque, il vit entre Barcelone et Paris, la tête plongée dans la bohème artistique. La capitale française l’aspire avec ses cafés enfumés, ses ateliers grouillants et les ombres de Lautrec et Degas qui planent sur Montmartre.
C’est dans cette effervescence que naît « Femme au chat »

 

10. « L’enfant au chat » – Pierre-Auguste Renoir

Douceur et bien-être. Dans ce tableau peint en 1887, Pierre-Auguste Renoir révèle à la fois la tendresse du modèle (Julie, fille des peintres Eugène Manet et Berthe Morisot) et le bonheur du chat pelotonné contre elle et dont le museau semble sourire. Une œuvre mêlant humain et félin qui s’inscrit dans la continuité des précédentes : l’artiste a peint quelques années plus tôt Le Garçon au chat ainsi que Femme avec un chat.

 

11. « Tournée du chat noir » – Théophile Alexandre Steinlen

Théophile Alexandre Steinlen aimait dessiner les chats et a fait figurer le félin dans nombre de ses œuvres. Mais lorsqu’il réalise cette lithographie, en 1896, pour faire la promotion du cabaret Le Chat noir, à Montmartre, l’artiste suisse ne peut imaginer qu’elle deviendra un véritable symbole de la bohème parisienne ! Devenue patrimoniale, cette célébrissime réclame est aujourd’hui déclinée à l’infini dans toutes les boutiques de souvenirs de la capitale.